VMware, Proxmox ou cloud privé : quelle stratégie d’infrastructure choisir ?

Par Samuel Pollet, Responsable Solutions chez NXO

Le rachat de VMware par Broadcom continue de provoquer des interrogations majeures au sein des directions informatiques. Chez NXO, nous observons cette évolution avec une double perspective : celle d’un partenaire accompagnant quotidiennement les entreprises dans leurs choix d’infrastructure, mais également celle d’un opérateur de cloud privé. À travers nos plateformes NXO Cloud en France métropolitaine et à La Réunion, nous faisons face aux mêmes enjeux que nos clients : évolutions des modèles de licences, maîtrise des coûts, choix technologiques de long terme et nécessité de garantir un haut niveau de disponibilité et de sécurité. Cette proximité nous permet de mesurer concrètement l’impact des décisions prises par les grands éditeurs sur l’ensemble de l’écosystème numérique. Or force est de constater que le rachat de VMware par Broadcom marque une rupture. Hausse des coûts, disparition de certaines offres historiques, réduction des marges de manœuvre : de nombreuses organisations s’interrogent désormais sur leur trajectoire d’infrastructure. Mais au-delà du cas VMware, la véritable question est ailleurs : comment reprendre durablement le contrôle de son système d’information dans un environnement où les coûts augmentent, où les technologies évoluent rapidement et où la confiance devient un critère aussi important que la performance ?

Car d’ici les prochaines années, chaque DSI devra répondre à une question simple : rester, partir ou transformer son modèle d’infrastructure ?

Premier scénario : rester sur VMware

C’est souvent l’option la plus naturelle. Les équipes maîtrisent la technologie, les processus sont en place et les applications fonctionnent. À court terme, rester permet d’éviter les risques et les coûts d’une migration. Mais ce choix implique d’accepter une nouvelle réalité : celle d’une dépendance forte à un fournisseur dont les orientations commerciales ont profondément changé. Les entreprises qui restent sur VMware font le pari d’une stabilité future sans véritable garantie sur l’évolution des coûts ou des offres. C’est un choix de continuité, mais rarement un choix de souveraineté.

Deuxième scénario : changer d’hyperviseur

Face à l’incertitude, de nombreuses organisations étudient désormais les plateformes alternatives. Parmi elles, Proxmox attire particulièrement l’attention. Longtemps considéré comme un acteur de niche, l’hyperviseur open source a fortement gagné en maturité et voit son adoption s’accélérer dans les entreprises. Son principal atout repose sur son architecture basée sur KVM (Kernel-based Virtual Machine), une technologie open source éprouvée qui constitue également le socle de nombreuses solutions du marché comme HPE VM Essentials, Huawei DCS ou encore plusieurs infrastructures cloud de grande échelle. Cette approche présente un avantage majeur : l’ouverture. Là où les plateformes propriétaires créent parfois une dépendance forte à un éditeur unique, les solutions basées sur KVM offrent davantage de liberté dans les choix d’évolution, d’intégration et d’exploitation. Les entreprises retrouvent une capacité à piloter leur trajectoire technologique sans être contraintes par les décisions stratégiques d’un seul fournisseur. Pour autant, le sujet ne se limite pas au coût des licences. Migrer d’un environnement VMware vers Proxmox ou toute autre plateforme KVM reste un projet structurant. Les enjeux de compatibilité, de continuité d’activité, de cybersécurité et de montée en compétences doivent être soigneusement anticipés. L’hyperviseur n’est finalement qu’un moyen. La véritable question reste celle de la maîtrise et de la pérennité de l’infrastructure.

Troisième scénario : changer de modèle

Et si la vraie question n’était pas le choix du prochain hyperviseur ? Depuis plusieurs mois, beaucoup d’entreprises consacrent leur énergie à comparer les technologies. Pourtant, le véritable enjeu est ailleurs : faut-il encore porter soi-même l’ensemble de la complexité de l’infrastructure ? Dans un contexte marqué par l’inflation des coûts IT, la pression sur les budgets et l’accélération des enjeux cyber, de plus en plus d’organisations envisagent une approche différente. Non plus acheter une technologie. Mais consommer un service.

Le choix du partenaire avant le choix de la technologie

Les entreprises n’ont pas forcément besoin d’un nouvel hyperviseur. Elles ont besoin de visibilité, de sécurité et de prévisibilité. C’est toute la logique des offres de cloud privé opérées. L’infrastructure devient un service, porté par un partenaire capable d’assurer son évolution, sa disponibilité et sa sécurité sans exposer l’entreprise aux changements permanents des modèles éditeurs. Avec NXO Cloud, les organisations retrouvent cette maîtrise. Elles s’appuient sur une infrastructure sécurisée et hébergée en France tout en se libérant des contraintes liées aux cycles matériels, aux licences et aux évolutions technologiques.

Le rachat de VMware par Broadcom agit comme un révélateur.

Les entreprises ont désormais trois options : accepter les nouvelles règles du jeu, migrer vers une alternative comme Proxmox ou repenser plus profondément leur modèle d’infrastructure. La véritable décision n’est finalement pas technologique. Elle consiste à déterminer jusqu’à quel point l’entreprise souhaite conserver la maîtrise de son destin numérique. Et pour beaucoup, cette maîtrise passera moins par le choix d’un hyperviseur que par celui d’un partenaire de confiance.

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