Par le cabinet Conseils-Plus, spécialiste des systèmes d’information SAP
La réforme de la facturation électronique entrera en vigueur à partir de septembre 2026.
À cette date, toutes les entreprises devront être en mesure d’émettre, de recevoir et de transmettre leurs factures au format électronique, selon les standards définis par l’administration.
Un projet à la croisée des enjeux réglementaires, financiers et technologiques, qui concerne directement les entreprises équipées de SAP, dont les environnements complexes rendent la mise en conformité particulièrement exigeante. Chez Conseils-Plus, nous accompagnons les directions informatiques et financières dans leur transition vers la facturation électronique.
Voici les trois erreurs les plus fréquentes que nous observons sur le terrain — et nos conseils pour les éviter.
Erreur n°1 – Choisir une solution non intégrée à votre ERP SAP
C’est l’écueil numéro un : sélectionner une solution de facturation électronique “externe” à l’ERP.
Si ces outils peuvent sembler rapides à mettre en place, ils introduisent souvent une rupture dans la chaîne d’information. Les données doivent être extraites, transformées, puis réimportées dans SAP — un processus source de doublons, d’erreurs comptables et de pertes de traçabilité.
À l’inverse, une solution native à l’environnement SAP comme SAP DRC permet de centraliser les flux de facturation et d’automatiser l’ensemble du cycle, depuis la génération jusqu’à l’envoi vers la Plateforme Agréée (PA).
Certaines entreprises privilégient des approches plus packagées, comme notre solution Easy2Invoice, qui permettent un déploiement plus rapide tout en restant pleinement intégrées à leur environnement SAP.
L’essentiel est de veiller à une intégration fluide avec le cœur du système SAP, pour garantir la cohérence et la fiabilité des flux de facturation tout au long du cycle de vie.
Erreur n°2 – Négliger la conduite du changement
La facturation électronique n’est pas qu’un projet technique : elle transforme les processus opérationnels. Les équipes comptables, achats ou ventes voient leurs habitudes évoluer, notamment dans les circuits de validation, les formats de factures ou la gestion des relances.
Oublier d’accompagner ces transformations est un facteur de risque majeur. Sans formation ni communication claire, les utilisateurs contournent les nouveaux outils, ce qui compromet la qualité des données et l’efficacité globale du projet.
Par ailleurs, certaines entreprises se dotent de solutions trop lourdes ou surdimensionnées, qui complexifient la prise en main et freinent l’adoption. Mieux vaut une solution simple, claire et pensée pour les utilisateurs SAP, capable d’évoluer au fil des besoins.
L’objectif : garantir non seulement la conformité, mais aussi l’adhésion des utilisateurs, condition indispensable à la réussite du projet.
Erreur n°3 – Sous-estimer les enjeux de sécurité et d’authentification
Les flux de factures électroniques contiennent des données hautement sensibles : informations d’identification, montants, numéros de TVA, coordonnées bancaires. Utiliser une plateforme externe non connectée à l’authentification SAP, c’est multiplier les points d’accès et, donc, les risques de faille.
Une approche intégrée permet au contraire de renforcer la sécurité en bénéficiant d’une authentification centralisée et d’éviter les points de vulnérabilité liés à des connexions multiples ou manuelles.
Les solutions comme SAP DRC, intégrées au cadre SAP Cloud Security, ou les outils interfacés nativement à SAP comme Easy2Invoice, offrent des garanties solides sur ces aspects.
En conclusion : intégration, accompagnement et sécurité, les trois piliers d’une transition réussie
La réussite d’un projet de facturation électronique ne dépend pas uniquement du respect du calendrier réglementaire.
Pour les entreprises SAP, le succès repose sur trois leviers clés :
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une intégration fluide au sein de l’ERP,
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une conduite du changement structurée,
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et une architecture sécurisée des flux financiers.
“Anticiper ces trois dimensions dès aujourd’hui, c’est se donner les moyens d’être prêt à temps et de tirer parti de la réforme pour moderniser la gestion financière.”
— Evelyn Moussavou Nenet, Senior Manager SAP Finance, Conseils-Plus






